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1.
A la «manière de Warren Buffett» Ne jamais vendre
Leur conviction : en misant sur le bon cheval, on peut aller très loin.
Leur gourou, c’est l’Américain Warren Buffett, qui n’a jamais vendu certains
titres depuis plus de trente ans. En France, plusieurs gestionnaires ont
la même approche. C’est le cas de Jean-François Descaves. Ce gestionnaire
pilote le fonds Performance Avenir, qui a gagné 135% depuis sa création,
en avril 2003, et qui décroche la palme de la performance sur un an et
depuis le début de l’année, dans la catégorie disputée des fonds Actions
France. « Pourquoi vendre? Mieux vaut acheter les bonnes valeurs au bon
moment, explique-t-il. J’ai acheté mes titres Séchilienne en 1998 à 15
euros l’unité. Ils valent 265 euros aujourd’hui, mais je ne les vends
pas, car ils se paient toujours quinze fois les résultats. »
2. Pour les «gagne-petit» Vendre dès 10% de hausse
Ronan Le Moal, le directeur général du courtier sur Internet Symphonis,
l’avoue : contrairement à beaucoup de ses clients, il n’aime pas « spieler
» (spéculer) en Bourse. Il serait même du genre gagne-petit. A chaque
fois que les plus-values de son portefeuille personnel atteignent 10%,
il en sécurise la majeure partie sur un fonds monétaire. « C’est ma stratégie,
précise-t-il, parce que je pense que les arbres ne montent jamais jusqu’au
ciel… » Il n’est pas le seul. Atout Vert Horizon, un fonds du Crédit agricole
qui existe depuis un an et demi, a déjà récolté plus de 200 millions d’euros
: dès que l’indice aura pris 15%, une partie des titres sera revendue
et « sécurisée » en obligations. Face au succès de ce type de fonds, une
demi-douzaine de banques s’apprêtent à lancer leur formule. Il n’y a pas
de honte à jouer petit!
3. Pour les «coupeurs de bras» Vendre dès 10% de
baisse
On appelle cela « l’effet Kahneman », du nom du prix Nobel d’économie
2002, qui a démontré que l’investisseur éprouvait deux fois plus de douleur
devant ses pertes que de joie devant ses gains. La conséquence? Il ne
vend jamais selon le principe « pas vendu, pas perdu ». Erreur : le parcours
d’Eurotunnel, de Capgemini ou de France Télécom montre bien que « quand
ça va mal, ça peut aller encore plus mal »! Le remède : se couper un bras.
« C’est une opération douloureuse, mais souvent nécessaire, estime Cédric
Meeschaert. Attendre de retrouver les niveaux de prix auxquels on a acheté
un titre se révèle le plus souvent un mauvais calcul. » Gérard, un abonné
de Challenges, regrette son entêtement : il a acheté du France Télécom
à 160 euros en 1999 et attend, depuis, un réveil du titre… qui en vaut
22. S’il avait décidé de vendre lorsque le cours était passé à 150 euros,
il n’afficherait pas, comme aujourd’hui, une moins-value de 93% et 6000
euros de pertes.
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